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TDAH et médication : réduire les essais et erreurs

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TDAH et médication : réduire les essais et erreurs

TDAH et médication : réduire les essais et erreurs

J’ai beaucoup hésité à publier ce texte abordant le controversé sujet de TDAH et médication. Pourquoi? D’abord parce qu’il s’agit d’un sujet tabou dont je n’ai pas d’opinion claire et tranchée, et aussi parce que je craignais que les lecteurs croient que je tente de leur vendre quelque chose ou de les convaincre d’une nécessité.

Puis, je me suis dit : « Hé, la grande! Premièrement ton texte est loin d’être un débat sur la médication; tu n’es, de toute façon, ni pour ni contre. Deuxièmement, tu es vraiment très loin de l’image d’une vendeuse! Tu veux que ton blogue transmette de l’information utile? Alors, go, informe! »

Ni pour ni contre la médication pour enfants et adultes TDAH

Je ne m’aventurerais effectivement pas dans un débat qui pencherait plus d’un côté que de l’autre au sujet de la médication des enfants et des adultes TDAH. À mon avis, il peut y avoir des approches intéressantes à utiliser permettant à certains d’éviter la médication, tandis que pour d’autres, un traitement peut s’avérer nécessaire. En fait, je crois qu’il faut examiner les pour et les contre au cas par cas et qu’il importe de considérer en priorité le bien-être de la personne dans la prise de décision.

Pas facile de choisir la médication!

Je m’adresse donc ici aux personnes qui ont choisi la médication pour contrôler leur TDAH, ou encore qui ont fait ce choix pour leur enfant. Je sais à quel point il est difficile de prendre cette décision. La majorité de mes clients deviennent très émotifs lorsqu’ils évoquent le moment où ils ont fait ce choix : quelques-uns se disaient contre au départ; plusieurs le ressentent comme un échec (ne pas avoir réussi par d’autres moyens); certains se sentent coupables en raison des effets secondaires possibles; et ainsi de suite.

Trouver le bon traitement TDAH : un processus

En même temps que de composer avec les tiraillements du choix de prendre ou de donner une médication, vient le processus de trouver le BON médicament. Je sais, en raison de mon expérience personnelle et celle que mes clients m’ont partagée, qu’il s’agit d’un autre moment souvent très difficile à traverser :

  • effets secondaires,
  • adaptations diverses,
  • ajustements de dose,
  • changements de médicament,
  • alouette!

Ainsi, quoique la décision ait été bien murie, les doutes surgissent. On se remet alors en question. Puis, on se rattache aux éléments qui nous ont amenés à prendre cette décision :

  • mieux fonctionner au quotidien,
  • améliorer l’estime de soi,
  • éviter la stigmatisation,
  • réduire l’anxiété,
  • etc.

Et alors, on décide de continuer, et ce, jusqu’à ce que l’on trouve le médicament qui nous convient le mieux, ou plutôt qui nous nuit le moins.

Bilan génétique pour guider le choix de médication

Pour réduire l’étendue de ces essais et erreurs plutôt aléatoires, la compagnie BiogeniQ a créé un test d’ADN destiné aux personnes qui ont déjà reçu un diagnostic de TDAH. En prélevant votre salive, le laboratoire peut analyser votre ADN et établir un bilan génétique pouvant révéler les risques d’effets secondaires que vous encourez ou non relativement aux différents médicaments utilisés pour le TDAH. Donc, effectuer ce test pourrait réduire considérablement le choix au départ et minimiser le processus essai-erreur.

J’ai fait de moi un cobaye. J’ai donc fait l’expérience, que j’ai eu envie de vous partager. Le coût est considérable, alors s’il vous intéresse, je vous suggère de vous informer auprès de vos assurances pour savoir s’il y a possibilité de remboursement. La procédure est simple : vous donnez un échantillon de votre salive dans une éprouvette que vous retournez à la compagnie à des fins d’analyse en laboratoire. Environ 3 semaines plus tard, vous recevez le rapport. Pour chaque médicament, il est indiqué si le niveau de fonctionnement de vos gènes est suffisant pour l’éliminer convenablement et ainsi limiter les effets secondaires.

Pour ma part, 7 médicaments sur 11 n’avaient aucun risque d’incompatibilité identifié, dont celui que je prends actuellement (soulagement!). Un bémol : parmi les médicaments compatibles, se trouvait aussi celui qui, essayé dans le passé, m’avait fait enfler des arcades sourcilières! Bon, je sais que je ne suis pas vraiment une référence. Étant hypersensible à la médication, j’ai des effets secondaires qui ne sont souvent même pas inscrits dans les registres!

Par ailleurs, comme je désirais obtenir des explications sur les résultats, j’ai communiqué chez BiogeniQ et j’ai pu discuter avec un scientifique. Il m’a alors expliqué que le niveau de fonctionnement du gène responsable de l’élimination du médicament n’est pas le seul facteur qui puisse expliquer les effets secondaires; il y en a donc plusieurs autres. Alors, est-ce que ce test est infaillible? Non. Est-ce qu’il peut diminuer la liste des médicaments pour commencer les essais et ainsi peut-être tomber plus rapidement sur le plus compatible? Oui.

Est-ce que je suis pour ou contre ce test? Est-ce que je le recommande? Je n’ai toujours pas de réponse claire à vous offrir. Vous êtes maintenant informé de son existence et j’espère que les éléments d’information que je vous ai transmis permettront de vous faire votre propre opinion.

Pour plus d’informations sur le sujet, voici 2 sources intéressantes : le site de BiogeniQ et un reportage de TVA Nouvelles sur le sujet.

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